Mise à jour
Novembre 2006 – Une page d’histoire vient d’être tournée
Environ un tiers de l’ancienne aérogare vient d’être démolie pour faire place au tablier de la Phase II du Programme d’expansion de l’aéroport - une étape importante à l’aéroport. En effet, la construction de l’ancienne aérogare avait débuté en 1957. Après trois ans de construction et un retard causé par un avion qui avait brisé le mur du son et beaucoup de vitres durant la construction, la nouvelle aérogare avait été inaugurée par le premier ministre Diefenbaker le 30 juin 1960. La construction avait coûté la somme de 5 millions $. Sa capacité maximale avait été estimée à environ 900 000 passagers. Il faut se rappeler que dans les années 50 l’aéroport d’Uplands était l’aéroport canadien avec le plus de mouvements d’avions; en 1959, l’aéroport avait connu 307 079 décollages et atterrissages. A titre de comparaison, l’aéroport d’Ottawa a connu un grand total de 113 600 atterrissages et décollages en 2005.
Cette aérogare avait été dessinée par les architectes Gilleland et Strutt d’Ottawa. En forme de V, les départs et arrivées se faisaient séparément dans les deux ailes au niveau du sol. On accédait à une terrasse d’observation extérieure par une mezzanine. A l’extérieur, deux bernaches stylisées en aluminium du sculpteur montréalais Louis Archambault accueillaient les passagers. Ces mêmes deux bernaches sont maintenant situées près des drapeaux sur la route d’accès à la nouvelle aérogare. Entre 1960 et 1964, la mezzanine de l’aérogare était hôte du Musée national de l’aviation avec une série d’exhibitions illustrant la riche histoire de l’aviation canadienne. Les étages supérieurs de l’aérogare étaient occupés par le Département des Transports ainsi que les services de navigation aérienne et la tour de contrôle.
En 1960, trois transporteurs desservaient l’aéroport d’Ottawa. Trans Canada Airlines offrait 22 vols par jour vers Toronto et Montréal et une autre route reliait Val D’Or, Rouyn, Earlton et North Bay. Trans Air reliait Ottawa à Churchill au Manitoba pour le ravitaillement des stations de radar du nord. Finalement, Eastern Airlines opérait deux routes : une vers Washington en passant par Syracuse, New York et Wilkes Barre et une autre route vers New York en passant par Montréal.

