Mise à jour
Juin 2007 - Projet d’expansion – pas seulement des bonnes nouvelles
Dans les parutions précédentes de Contact je vous faisais part des réalisations à date et des projets d’avenir en ce qui a trait au projet d’expansion de l’aérogare. Or depuis quelques jours le mauvais sort semble omni présent et nous force à nous dépasser afin de rencontrer nos échéanciers. Mais ne vous en faites pas, nous prévoyons toujours déménager en décembre cette année dans les nouvelles salles d’attente et nous sommes toujours à l’intérieur des budgets alloués.
Tel que mentionné précédemment, les architectes ont prévu utiliser une partie du bois provenant de la démolition d’un des hangars situé au champ nord. On prévoyait utiliser ce bois de plusieurs façons : en tant qu’élément structural sur le mur est et en tant qu’élément architectural et décoratif pour les puits de lumière, les concessions et divers autres endroits. Or pour les éléments architecturaux, aucun problème : l’effet sera vraiment spectaculaire. Par contre, pour ce qui est des éléments structuraux, nous avons fait face à des contraintes importantes.
Tout d’abord, les morceaux de bois requis pour la structure sont énormes. Or aucun moulin de la région n’est équipé pour planer et sabler de telles pièces de bois. Une autre option brièvement étudiée consistait à envoyer les 138 pièces en Colombie Britannique et les ramener ici. Ce coût était prohibitif. Après plusieurs recherches, nous avons finalement trouvé un moulin dans l’état de New York à environ 5 heures d’ici prêt à faire le travail. Cependant, suite à des discussions avec le propriétaire, il est apparu que le bois que nous voulions envoyer et ramener à Farmington était sujet aux quotas sur le bois d’œuvre car coupé il y a moins de 100 ans. Ces quotas sont gérés par le Ministère du Commerce international canadien. Suite à des discussions avec des représentants de ce ministère, il est apparu qu’avec les permissions et procédures requises, nous ne pourrions jamais rencontrer nos échéanciers, advenant la possibilité très mince que nous puissions envoyer ce bois aux États-unis. Alors, en désespoir de cause, nous avons décidé d’acheter du bois neuf pour les éléments structuraux. Les énormes pièces provenant du hangar qui ne seront pas requises seront mises en vente dans les prochains mois. Le bois neuf sera tout aussi spectaculaire que le bois provenant du hangar mais n’aura pas son arôme historique et ses marques de vieillissement.
Une autre tuile à s’abattre sur le projet est le fait que les métiers de la construction sont en période de négociations de convention collective. Ces métiers sont regroupés sous différents locaux syndicaux sur une base provinciale. Plusieurs des enjeux ne sont pas vraiment locaux mais nous en souffrons tout de même les conséquences. Au moment d’écrire cet article, les grutiers avaient fait du piquetage et fermé le chantier une journée avant de finalement signer leur convention collective. Les manoeuvres avaient fermé le chantier aussi une journée en faisant du piquetage mais étaient toujours en grève. La grève des manœuvres affecte plusieurs corps de métiers : ce sont eux qui apportent les blocs de béton aux maçons, qui manoeuvrent les chariots élévateurs, qui accrochent et décrochent les charges des grues, etc. Ces grèves et le piquetage se sont faits dans le respect des autres et de la propriété.
Qui sait quelles tuiles nous tomberont sur la tête dans les prochaines semaines. Mais malgré ces pépins, nous sommes toujours confiants de pouvoir aménager dans les nouvelles salles d’attente avant la fin de l’année.

