Expansion de l'aéroport Phase II

Mise à jour


Août 2007 – La construction de l’aire de trafic

Comme vous pouvez le constater, la construction de l’aire de trafic (apron en anglais) à l’est de la nouvelle aérogare progresse bien. La construction de l’aire de trafic est beaucoup plus complexe qu’il n’y parait à première vue. En tout premier lieu, il faut décider si la construction sera en béton ou en asphalte. Pour les lieux où les avions et les tracteurs stationnent, on utilise en général le béton. Selon le type d’avion, l’épaisseur du béton variera. Pour les endroits où les avions circulent, on utilise en général de l’asphalte. La durée de vie est moindre que pour le béton, mais le coût initial est substantiellement moindre.

Un élément très important lors du design des aires de trafic est la pente finale. En effet, il faut s’assurer que la pluie coulera vers les puisards. Une accumulation d’eau sur les aires de trafic pourrait causer problème lors d’une pluie abondante ou lors du dégel du printemps. Par contre, les lignes directrices qui s’appliquent aux aires de trafic ne permettent pas des pentes de plus de un degré dans l’axe longitudinal de l’avion et de pas plus d’un demi degré dans l’axe transversal. Ces contraintes déterminent donc les emplacements des puisards. Sous la surface, il faut aussi s’assurer qu’advenant des fuites de carburant, ce dernier soit retenu avant que l’eau de pluie ne soit évacuée hors du site de l’aéroport. A cette fin, on installe un séparateur d’huile sous la surface.

La construction des aires de trafic fait aussi l’objet d’attentions particulières. A Ottawa, nous sommes choyés car le sol indigène est composé presque entièrement de sable, donc facile à déplacer, compacter et empiler. Une fois le sol indigène modelé selon les pentes requises, il faut ajouter plusieurs couches d’agrégats (des cailloux) de différentes grosseurs. Ces agrégats sont mouillés puis compactés avec des rouleaux compresseurs afin de prévenir tout mouvement une fois la surface terminée. La pause de l’asphalte est relativement simple. Pour ce qui est du béton, on utilise une machine qui coule le béton en lisières. Une fois la coulée débutée, on ne s’arrête que rendu au bout de la lisière. Il est crucial que le tout soit bien au niveau. Durant la coulée, on mettra de côté des échantillons du béton afin d’en vérifier la composition et le durcissement. Les coulées se font en général le soir ou la nuit quand la température est plus fraîche afin de prévenir le durcissement trop rapide du béton ce qui pourrait entraîner la formation de fissures. Le béton prend environ un mois à durcir suffisamment pour permettre la circulation d’avions. Dans les secteurs critiques, le durcissement peut être plus rapide en ajoutant des agents de durcissement. Mais comme nous avons le temps, nous laisserons la nature faire son œuvre.

En 2007, on construira l’aire de trafic du secteur est et l’an prochain l’entrepreneur viendra terminer la partie ouest. Nous prévoyons avoir tout terminé avant l’hiver 2008.